Vagabonds de l'esprit.

Vagabonds de l'esprit.
Ecrire quelque chose de cohérent, là, maintenant, ça me semble impossible. J'ai ma bouche qui s'étire, qui se mue un trou large, enorme et difforme qui vomit une quantité infinie de mots et leur somme donne un sacré n'importe quoi. Ce soir, je fait une pause dans la quête de sens, je met un terme a cette prose du questionement un peu morose. Ce soir il ne reste que des questions sans reponses, et je m'efforce de voguer sur cet océan de non-sens, en évitant les récifs de la lucidité. Une cascade de mots tombe de mon esprit et, franchement, je cherche pas à arranger ca, je les laisse dans leur ordre initial, ça leur ajoute un caractére poétique et leur donne une couleur que le sens ne peut leur apporter. J'fais l'éloge de l'incompréhension, la quête de sens méne droit dans le mur et le flou est parfois plus intéressant que le net. J'efface une à une les pensées qui s'enchaînent, laissant place à de nouvelles, mon raisonnement est automatique et j'accouche de ceci en un seul et unique jet, avec quelques rares exceptions. Mon esprit est embrumé et les seules idées qui me parviennent sont des formes sombres dans le lointain. Mon esprit est en cavale, il fuit la compréhension. Pour l'instant je vis et continue d'écouter le bruit de l'eau qui ricoche sur les pierres de l'inconstance, édifices de l'ignorance qui assemblées les unes contre les autres forment un rempart contre le bien-pensant. Aujourd'hui j'm'affranchis des règles, juste un instant, je mélange spontanéité et délire pour vous offrir un aperçu des profondeurs de mon âme.

# Posté le mardi 05 février 2008 16:01

Modifié le mardi 05 février 2008 17:01

Dimanche Dernier.

# Posté le dimanche 03 février 2008 10:09

Modifié le dimanche 03 février 2008 10:21

Criticism Of Modern Society.

Etes-vous animés par l'espérance de jours meilleurs?
Avez-vous foi en la méthode suprême?
Si c'est le cas, unissons-nous
En un seul et même être, synthése de nos âmes
Nous, téléspectateurs
Partisans du même régime sacré et oppresseur,
Rassemblés, unis par le seul son d'une seule et même voix
Enonciatrice de la pensée unique
Unis par les liens sociaux et financiers
Soudés par la religion, de n'importe quelle façon
A travers le pouvoir de l'argent
Auquel nous prétons allégeance
Et à travers la toute puissance de nos prêtres-dictateurs.


Inspiré de 'What God Wants, part II' de Roger Waters.

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Criticism Of Modern Society.

# Posté le lundi 28 janvier 2008 15:35

Je ne suis pas haut.

Je ne suis pas haut.
___J'ai marché pendant des jours et des jours pour venir te rejoindre ici. Toi. Et moi. Nous, une unité indivisible, étrangés dans ce monde aseptisé. J'ai gravit le grand escalier de l'existence avant d'arriver à ce palier suprême.
___J'ai souvent trébuché en essayant d'en monter les marches quatre a quatre. Je n'était alors pas encore prêt à te rejoindre ici. Mon empressement était égal à mon inexperience. Et les années passérent jusqu'au jour ou je tentais à nouveau de gravir ce chemin nivelé.
___J'ai lutté contre les elements qui secouaient de toute part cet escalier sacré, essayant d'empêcher mon inexorable ascension. Vaines tentatives. J'étais destiné à te rejoindre ici. A recevoir ta benediction, qui ferait de moi ton disciple. Avide d'apprendre, durant mon parcours vers cet ultime étage, j'ai brulé les liens qui me reliaient à ce bas monde. Ou ces milliers d'automates humains, sans visages, amputés de leurs émotions, évoluaient chaque jour. Ces gens qui aprés avoir desespérement cherché à justifier leur existence, avaient fait de l'Usurpateur Mercantile le seul Dieu vivant et immortel.
___J'avait gravit cet escalier forgé dans la douleur des âmes cherchant la redemption. Ma démarche était determinée et je quittait sans aucun regret ce monde corrompu. Mon désir de verité avait supplanté toute autre réalité. J'était parti dans une lente ascension vers l'absolu. Et je t'ai trouvé ici, au dernier étage, au dernier des ciels. A regarder l'horizon et le soleil se levant derriére ces hautes montagnes, teintant d'or la lande, dernier des paradis.

# Posté le mercredi 16 janvier 2008 16:08

Modifié le samedi 19 janvier 2008 12:33

Je m'entraîne à perdre la raison.

Je m'entraîne à perdre la raison.
Le point de départ d'un voyage peut en être aussi l'arrivée. Le grand départ est peut-être venu, pour le meilleur ou pour le pire. La qualité principale de l'inconnu réside en son caractére imprevisible. La contemplation est la conséquence de la découverte. Et quand je vois cette grande route tracée devant moi, je ne peut qu'être curieux. Et rudement enthousiaste, aussi. La passion naît au creux de mon âme et provoque l'eveil de mes sens. Je percois et ressens les choses comme jamais encore je ne les avais experimentées. La vision de cette grande et large de route, cette immense ligne droite s'étalant loin devant moi secoue chacun de mes membres d'une transcendante émotion. Je la voit libératrice, je la voit bienveillante. L'expérience m'attend, le long de cette grande autostrade s'étalant à l'infini sous le ciel bleuté. Et je marche, insouciant, sur le bas coté de ce chemin magnifique. Un sac sur le dos, le strict minimum. Je laisserai tout derriére pour mettre un terme à cette vie immobile et terne. La pluie redemptrice viendra me laver de ce passé crasseux, le cadavre moribond que j'ai pu être trouvera enfin sepulture.

# Posté le samedi 12 janvier 2008 16:52

Modifié le dimanche 13 janvier 2008 08:23