Trois mots torchés sur une feuille de papier mauvaise qualité, ou figure un enchaînement de lettres, mots tapés au moyen d'une machine à écrire minable, d'occasion. Mes doigts tapotent, retranscrivent ma pensée de seconde-main et de ce rythme effréné émerge une mélodie atrophiée, monocorde. La machine reçoit de mes doigts une caresse non désirée. J'ai faim, mais une faim irréelle, une faim que je ne peut rassasier avec les moyens purement matériels qui sont à ma disposition. Je suis en fuite face au rationnel, un esprit barré en décomposition. Je fuis cette ombre pâle et mes déclarations au conditionnel.
Cinq heures moins le quart du matin, on à amputé l'aube et détruit l'innocence.
Cinq heure moins le quart du matin, on erre et on crie vengeance.