Visuellement épatant


La vraie vie des sillons, diamants et autres platines vinyle en un clip. C'est la fourmi qui régale!

Le Peuple de l'Herbe - PH theme

# Posté le vendredi 11 juillet 2008 18:49

Digues.

On n'érige pas de digues comme ça. On n'érigera pas plus de digues contre le temps qu'on à construit de barrages contre le pacifique. Je soupçonne le grand sablier de se jouer de nous, de n'exploiter que trop bien les failles que comportent nos cloisons dérisoires. On modifie pas plus le cours du temps que l'on inverse le cours d'un fleuve. Avec ou sans point, il y a toujours fuite. On accepte ou on s'enferme. C'est la même pour chacun, c'est le même son de cloche, qui sonne le glas.

Les fins ne sont que des commencements.
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# Posté le jeudi 03 juillet 2008 19:20

Le chant du Cygne.

Le chant du Cygne ne retentit qu'une seule fois.

Et c'est un matin de printemps que s'apercevait l'animal, majestueux, glissant sur le lac dans ma direction. La bête, resplendissante et immaculée, vibrante au point de troubler la paix des eaux, approcha du rivage, dessinant à la surface de gracieuses ondes, dont la beauté me frappa, moi, le visiteur impromptu, note discordante, intrus devant l'immense symphonie qui se jouait sous mes yeux.
Effrayé par cet hymne surnaturel, pris d'une soudaine envie de me soustraire à la beauté environnante, j'esquissai alors un pas en arrière, tentant de me défiler, d'éviter la rencontre -pourtant inévitable- avec le prince.

Ce fut avec stupeur que je m'aperçus de l'immobilité de mes membres.
Il semblait, contre toute attente, que mon heure était bel et bien venue.


-08/06/08

# Posté le lundi 09 juin 2008 07:06

Modifié le jeudi 03 juillet 2008 19:21

J'ai fin.

Trois mots torchés sur une feuille de papier mauvaise qualité, ou figure un enchaînement de lettres, mots tapés au moyen d'une machine à écrire minable, d'occasion. Mes doigts tapotent, retranscrivent ma pensée de seconde-main et de ce rythme effréné émerge une mélodie atrophiée, monocorde. La machine reçoit de mes doigts une caresse non désirée. J'ai faim, mais une faim irréelle, une faim que je ne peut rassasier avec les moyens purement matériels qui sont à ma disposition. Je suis en fuite face au rationnel, un esprit barré en décomposition. Je fuis cette ombre pâle et mes déclarations au conditionnel.

Cinq heures moins le quart du matin, on à amputé l'aube et détruit l'innocence.
Cinq heure moins le quart du matin, on erre et on crie vengeance.

# Posté le jeudi 01 mai 2008 17:32

Modifié le samedi 03 mai 2008 05:34