C'est rien de plus qu'un paysage musical que j'esquisse en parcourant le manche d'une guitare. Un espace fictif, une image, pur produit de mon esprit. Résultat d'un accouchement (pas si) difficile. Un mirage de plus, un truc chimérique comme on en vois rarement: quand la raison se mêle à l'évasion, et qu'elle finit par s'y dissoudre. Là alors commence cette vaste étendue, avec ses immenses rocs solitaires, dont la paroi est aussi haute, solide que raide. Sortes d'îlots dans cet océan de poussière: le désert, l'espace infini des possibilités réduites. Et viennent alors ces visions sans nom, que seul le chamane se risque à nommer visions d'apocalypse.